ACTIONS : Pour mieux accueillir les personnes en situation de handicap

Améliorer l’accueil des personnes en situation de handicap, faciliter l’action des animateurs, aider les parents… Tels sont les principes du projet « AVA » (Auxiliaires de Vie Associative) de la Fédération Sportive et Culturelle de France (FSCF), qui vise à renforcer une pratique « handivalide » du sport et de la culture.

« L’Auxiliaire de Vie Associative fait des choses simples mais essentielles. Son rôle est une aide précieuse à la pratique sportive et/ou culturelle. Il permet un accompagnement de qualité et rassure les parents. » Voilà comment Gérard Santoro, Conseiller Technique National à la FSCF, référent Handicap à la fédération, définit en une phrase le projet. En cohérence avec son projet éducatif, basé sur l’Ouverture, le Respect, l’Autonomie, la Solidarité et la Responsabilité, la FSCF cherche à améliorer l’accueil et l’accompagnement des personnes en situation de handicap, pour une pratique adaptée à ces dernières.

Un dispositif novateur

Avec le dispositif des AVA, des bénévoles dans des associations sont formés à la prise en charge et à la compréhension du handicap propre à chaque personne. L’auxiliaire de vie associative est un bénévole solidaire qui aide à une pratique mixte handivalide permettant l’inclusion, l’échange et l’ouverture. « L’idée était de se baser sur la profession d’AVS (Auxiliaire de Vie Scolaire) et de l’adapter au monde associatif » explique Gérard Santoro. L’initiative remonte à 2015 et a éclos grâce à l’association « Aller plus Haut », des Hauts-de-France. Mais c’est depuis 2019 qu’on assiste à la concrétisation du projet. Mais alors, comment ce dispositif se met en place ? Avec le soutien de la Fondation de France, du ministère des Sports et de l’Agence Nationale du Sport, la FSCF mobilise des Personnes Ressources Territoriales (PRT). Leur mission est de proposer localement des formations aux dirigeants des associations intéressées par les AVA. Elles ont une place fondamentale dans le développement de cette initiative. La fédération développe en parallèle des supports de communication et de formation ainsi qu’un kit d’aide à la mise en place du dispositif.

Un rôle hybride mais essentiel

Les AVA ne se substituent pas aux professionnels de santé ni aux éducateurs mais apparaissent au contraire comme une aide pour l’ensemble des acteurs. Traduire les consignes de l’animateur, sécuriser les porteurs de handicap dans leur pratique, les soutenir, les rassurer, les féliciter : tels sont les rôles de ces intervenants au rôle hybride mais pourtant bel et bien essentiel. Pour la fédération, mettre en place cette initiative des AVA dans les associations a également une aspiration sociale fondamentale : il s’agit en outre de briser le cercle vicieux de l’isolement pour les personnes porteuses de handicap. Déjà exclues socialement par leur situation, cela entraîne une sédentarisation de ces personnes, avec une baisse de l’exercice physique et de la stimulation mentale, ce qui induit une perte d’autonomie, une dépendance aux autres et donc de l’exclusion sociale.

Finalement, c’est un intermédiaire entre les membres de l’association (dirigeants, animateurs, éducateurs, entraîneurs) et la famille. Tisser des liens avec les parents est fondamental : « l’idée est de soulager les parents, pour leur capital santé comme pour celui de leur enfant » précise Gérard Santoro. Pour les animateurs, les AVA apparaissent comme une solution pour bien gérer les différents handicaps. Ces derniers permettent de prévenir les difficultés et participent donc à une pratique sportive ou culturelle sereine pour les encadrants comme les adhérents. Il permet d’augmenter l’autonomie des personnes en situation de handicap tout en conservant un lien social avec l’environnement extérieur. L’AVA est également un intermédiaire entre l’adolescent en situation de handicap et ses camarades adhérents. Ses missions peuvent prendre des formes diverses et variées : elles vont de l’aide à l’installation d’un matériel spécifique, une reformulation des consignes, mais aussi des tâches plus longues dans le temps comme des échanges fréquents avec la famille sur la pratique sportive et culturelle de l’adhérent.

Alors quelles sont les dispositions requises pour ce rôle d’AVA ? Il faut avoir au moins 16 ans, être volontaire, dans de bonnes dispositions psychologiques, avec des capacités organisationnelles, relationnelles et d’adaptabilité et aimer le travail d’équipe. Cette initiative s’adresse d’ailleurs aussi bien aux enfants qu’aux adultes en situation de handicap mental ou moteur.

En clair, le projet AVA est le symbole de ce que la fédération essaye de mettre en place depuis sa création : un projet éducatif qui se base sur la solidarité et l’entraide. C’est un projet destiné aux associations qui renforce leur rôle et leur importance au sein de la fédération. Fidèle à ses valeurs, la FSCF veut faire la promotion d’une pratique sportive et culturelle adaptée. Pour finir, Gérard Santoro résume : « il y a beaucoup d’associations qui proposent une pratique mixte handivalide, il y a un aspect de partage, d’échange, de solidarité. C’est l’ADN de la fédération ». Une initiative à prendre en exemple pour l’ensemble du monde fédéral et associatif !

Mathieu MONDET

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