LE BREVET D'ANIMATEUR FEDERAL FSCF : le renouveau de la formation

« On touche au but » : voici comment Anne-Marie Lemoine décrit la situation de la formation d’animateur fédéral à l’heure actuelle. Le Brevet d'Animateur Fédéral est un diplôme non professionnel reconnu par la fédération, qui confère à son titulaire les compétences nécessaires à l'encadrement en autonomie d'une activité sportive ou culturelle et garantissant la sécurité des publics. Or, la formation d’animateur fédéral a profondément évolué depuis trois ans. Entretien avec Anne-Marie Lemoine, vice-présidente en charge de la formation, qui nous explique les origines et la mise en œuvre de cette réforme.

« D’abord, en quoi ce renouveau de la formation fédérale était essentiel pour le brevet d’animateur bénévole ? Nous avons fait un constat simple : nous perdions un nombre significatif de stagiaires après la première étape de la formation, qui est l’AF1. Plusieurs raisons ont été avancées, dont notamment la durée du stage, qui impacte également son coût. La formation pour obtenir le brevet d’animateur fédéral, titre qui permet d’intervenir bénévolement, était plus longue que certaines formations à visée professionnelle. Il y avait aussi une demande de proximité de la part des stagiaires, qui demandaient des sessions de formation proches de chez eux. L’enjeu était de maintenir la qualité de notre formation tout en la faisant évoluer tant sur les contenus que sur la durée. Nous risquions de perdre de plus en plus de bénévoles, ce qui aurait produit un vrai manque au niveau des associations, qui ont un besoin constant en termes d’animateurs.

Cette formation d’animateur a donc connu des changements majeurs depuis 3 ans… En plus des deux stages théoriques AF1 et AF2, le bénévole doit effectuer une Unité de Formation Fédérale (l’UFF), doit obtenir son PSC1 (Prévention et Secours Civiques de Niveau 1) et doit faire un stage pratique de 50 heures au sein d’une association. Avant, les animateurs avaient la possibilité de poursuivre leur parcours avec une autre étape, l’AF3. Or, chaque activité avait construit son AF3 en fonction de ses propres besoins. La formation AF3 avait donc des objectifs différents en termes de compétences recherchées. Nous avons donc décidé de modifier cette unique possibilité de poursuite par différentes filières selon les besoins réels du terrain et les aspirations des personnes. Nous avons créé le statut d’« animateur expert » pour les personnes voulant se perfectionner dans le but de devenir animateur ou entraîneur spécialiste. Nous avons développé la filière « animateur spécialisé » qui apporte des connaissances spécifiques pour l’encadrement d’un public particulier comme les personnes porteuses de handicap, les seniors ou sur une thématique particulière. Enfin, il y a le parcours « formation de formateur » qui offre à ceux qui le souhaitent la possibilité de devenir de futurs formateurs.

Quel a été votre rôle dans le processus ? A partir du constat fait au préalable, j’ai effectué un retour au Comité Directeur qui a dès lors entamé une réflexion sur ce sujet. La Commission Nationale de Formation a alors travaillé sur cette réforme et mon rôle était de faire des retours au Comité Directeur qui a validé les étapes. Dans ma mission, j’ai été aidée par Eric Lamarque, membre de la direction technique nationale et Sandra Chaigneau, membre de FORMA (l’institut de formation de la FSCF) qui ont travaillé sur l’accompagnement des commissions nationales pour l’écriture des référentiels. 

Avec le temps, quel regard portez-vous sur l’aboutissement de ce projet ? Cette rénovation de la formation s’est faite il y a trois ans et nous touchons au but : toutes les activités auront leur référentiel complétement écrit pour le début de la saison prochaine ! La formation s’est bien améliorée, même s’il existe toujours des axes de progrès. Je pense notamment aux outils à distance qui permettraient aux stagiaires de s’approprier certains contenus en amont du stage : on gagne du temps et le formateur est pleinement dans sa posture d’aide et d’écoute des stagiaires, qui viennent avec leurs questions au début de leur formation. Nous voudrions aussi améliorer le suivi du stagiaire dans son association, grâce au tutorat, pour l’accompagner sur le terrain dans ses premiers pas d’animateur. Le temps d’apprentissage est variable en fonction des personnes et les stages théoriques ne peuvent suffire : rien ne remplace le terrain. Mais nous sommes sur la bonne voie ! »

Mathieu MONDET

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