
Dans l’ombre des projecteurs, elle écoute, rassure et encourage. Rencontre avec Delphine POTARD, responsable danse à Espérance et Vaillantes de Brignais.
Quel est votre parcours associatif ?
Notre arrivée dans l’association s’est faite assez naturellement. Ma fille Mathilde prenait des cours de danse avec Amélie, qui était alors professeure à Givors. Quand elle a quitté son association pour enseigner ailleurs, nous l’avons suivie.
Au départ, ma fille était simplement danseuse. À ce moment-là, la responsable de la danse commençait à se fatiguer et avait envie de passer la main. Dès la première année, j’ai repris quelques tâches administratives. Et l’année suivante, elle m’a annoncé qu’elle arrêtait complètement. J’ai donc repris la responsabilité un peu malgré moi : ce n’était pas quelque chose que j’avais prémédité mais l’opportunité s’est présentée et j’ai accepté.
Il faut dire aussi que le bénévolat a toujours fait partie de ma vie. Plus jeune, je pratiquais la gymnastique à bon niveau et j’ai toujours donné un coup de main. Avant d’être responsable de la danse, j’étais trésorière de l’association de l’école de mes enfants. J’ai toujours eu l’habitude de m’investir.
Le bénévolat est une affaire de famille, on s’implique tous : mon mari et mes enfants. Encore aujourd’hui, pour la préparation du gala de danse, toute la famille est mobilisée. Chacun a son rôle. Et c’est grâce à cet engagement collectif que tout fonctionne.
Qu’est-ce que le bénévolat vous apporte personnellement ?
Je travaille dans le marquage textile, seule et à domicile, donc je suis assez isolée au quotidien. Bien sûr, j’ai des clients, mais la relation reste professionnelle et ponctuelle.
À travers la danse, j’ai trouvé du lien. Ce n’est pas tant la responsabilité en elle-même qui me motive, même si elle existe. C’est surtout le contact et le plaisir de construire quelque chose ensemble. Organiser un gala, par exemple, ce sont des journées longues et fatigantes, mais ce sont aussi de très beaux moments. À la fin, on est fiers de ce qu’on a accompli. Nous avons une vraie relation de confiance Amélie, la professeure et moi et c’est essentiel.
Qu’est-ce qui vous motive le plus ?
J’accompagne toutes les danseuses en concours. Et voir leurs yeux briller quand elles montent sur scène et quand elles reviennent parfois avec une médaille… c’est un bonheur immense. Ce sont des moments très forts. Même quand tout ne se passe pas comme prévu, être là pour les soutenir, les rassurer, les encourager, ça compte énormément. Je me positionne un peu différemment de la professeure : je suis l’oreille qui écoute, qui rassure et qui apaise la pression.
Il m’arrive d’ailleurs de les accompagner sans leurs parents. Et même si ce ne sont pas mes enfants, je suis profondément fière d’elles. Je veux qu’elles se sentent soutenues, entourées. Pour moi, ces instants sont précieux. Au départ, j’y allais pour suivre ma fille. Aujourd’hui, elle ne danse plus dans l’association, pourtant je ne manquerais pas un seul concours !






